L'infini a baigné ma fière solitude
Enivrant de son arc mon regard enchaîné
J'ai surpris l'Immortel en son incertitude
Divine transparence, miroir d'éternité.
Les reflets du soleil s'immolent patiemment
Etincelles du ciel, tendres virginités
Jonglant élégamment leurs douces envolées
Il reflètent l'azur en cîmes survoltées.
La mer a basculé au seuil de ses rivages
Ecoulant sur son sable le trop plein de sa vie
Aucune ombre ne touche sur ses rives de plage
Les abysses profondes de sa paisible nuit.
L'été glisse ses pas en obole discrète
Tressaille en son lit et surprends son sommeil
L'infini a remis sa parure de fête
La mer en son abri a épousé le ciel.